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Sursaut d’indignation pour les parcs nationaux

publié le 29 mars 2018

Le SNE-FSU interpelle le ministre Nicolas Hulot pour demander une suspension des réductions d’effectifs dans les Parcs nationaux, qui mettent en péril la préservation de la biodiversité.

Lire le courrier au ministre

"Depuis 2009, les différentes politiques de réductions des effectifs ont conduit les parcs à subir des pertes d’environ 20% de leurs effectifs. Dans le même temps, la mise en place des chartes et la prise en charge des nouvelles missions induites par la loi de 2006 ont augmenté de manière considérable le nombre de missions et leur périmètre. Ce contexte a conduit à une réorganisation permanente des services des parcs nationaux qui souffrent d’un sous-effectif de plus en plus flagrant. Toutes les solutions qui pouvaient être apportées pour pallier les problèmes de réduction des plafonds d’emploi ont été mises en place depuis longtemps. Aujourd’hui les conséquences se font sentir, sur le moral des agents, sur l’atteinte des objectifs des établissements, sur la déception de nos partenaires sur les moyens que les parcs peuvent engager à leur côté… Tous les artifices : intérim, contrats courts, recrutement hors plafond ont épuisé les agents et affaibli la capacité d’action des parcs nationaux au fil du temps, pour atteindre un seuil critique désormais largement franchi. Les parcs nationaux ne peuvent plus remplir leurs missions.

Les sacrifices supplémentaires que le gouvernement leur demande d’opérer aujourd’hui remettent en question tout le travail effectué depuis la création du premier parc en 1963.

Aidez-nous à porter le sursaut d’indignation que nous espérons tous, rendez-nous les moyens d’agir en faveur de la biodiversité. Nous n’avons pas de rhinocéros blanc mais nous avons sauvé le bouquetin des Alpes d’une extinction certaine et après 30 années d’efforts considérables le gypaète barbu niche à nouveau dans les Alpes. Si demain nous voulons sauver le lièvre variable ou le grand tétras du réchauffement climatique, c’est aujourd’hui qu’il faut sauver les parcs nationaux.

C’est dans cet esprit que tout le personnel des dix parcs nationaux français vous demande de défendre un moratoire de 5 ans sans aucune baisse d’effectif. "